Une équipe à votre serviceMichel CordierAoût 2008. Sur ma table de travail, depuis quelque temps, trois mots sont inscrits en lettres capitales. Ils sont censés me guider dans toute nouvelle initiative : SENS, CREATIVITE, AVENIR. Ce même mois, une lecture de vacances me fait découvrir les classes orchestres au Venezuela et en France. La musique utilisée comme levier pour lutter contre le décrochage scolaire et “sauver des jeunes”. Quel beau programme ! La musique, je connais (un peu). Lancer de nouveaux projets, j’adore. Et si, cette fois, c’était pour travailler au progrès de l’humanité ? Un an plus tard, grâce à l’asbl ReMuA et au soutien de partenaires tant privés que publics, les « Orchestres à l’école » arrivent en Belgique. Voir : http://www.remua.be/orchestre_ecole_fr Et Clepsydre ?En 1993 – j’étais alors marketing manager dans la filiale belge d’une multinationale américaine –, ma femme et moi accompagnons nos enfants interviewant leurs grands-parents pour écrire l'histoire de leur vie. L’année suivante – alors à la recherche d’un projet d’entreprise –, l'idée me vient d'aider d'autres familles à rassembler leurs souvenirs et à les coucher sur papier. «Génial !», disent certains. «Tu vas vraiment te lancer là-dedans ?», me demandent d’autres, plus prudents, voire inquiets.Après quatre mois de préparation avec l’aide de quelques proches – et un voyage à Paris pour rencontrer deux jeunes Français qui vienent de lancer un projet en tous points comparables –, naissent les Editions Clepsydre. Notre premier livre (un prototype) sort fin décembre 1994. Le 21 février, un premier client nous fait confiance. Le lendemain, un second… C’ést parti ! En parallèle, l’équipe prend forme. A l’origine, nous nous étions dit que la mission de Clepsydre était de « donner du plaisir à ses clients en leur offrant la possibilité de réaliser un rêve : celui de laisser une trace de leur vie et de leur époque, et de la partager avec leur famille et leurs amis ». Entre-temps, le concept et l’équipe ont évolué, le type de livres publiés aussi, la palette de services s’est élargie, mais la mission d’origine demeure.Dans tous les cas, écrire un livre est toujours une aventure. Et partager les aventures – toutes singulières – de nos clients est un plaisir renouvelé. Béatrice DemolL’écriture ? Mon micro, mon ampli, un fragment du miroir du mondeJournaliste de formation et surtout de passion, j’ai couvert à peu près tous les domaines – politique nationale et internationale, culture, société... – et me suis frottée à tous les genres journalistiques – portrait, enquête, reportage, interview, billet... Je n’ai pas le sentiment de pratiquer un métier, je le vis, je suis journaliste. Ce travail de découverte, de compréhension et de transmission relève de ma mission sur terre, quelque chose de très personnel. Dès mon plus jeune âge, je sentais que l’écriture serait à la fois mon micro et mon ampli, le prolongement naturel de mes idées et de mes émotions, et surtout un petit fragment du miroir du monde.À douze ans, à ma mère qui regardait à la télé la montée des marches du Festival de Cannes, j’ai dit : « Un jour, je serai là et je réaliserai les interviews. » J’ai couvert ce festival et le monde du cinéma pendant vingt ans pour un hebdomadaire d’informations générales. À seize ans, chargeant des sacs de riz sur les camions que les plus grands allaient conduire au Bengladesh, j’ai pensé : « Un jour j’irai sur place et je témoignerai. » Depuis des années, je traite des matières liées au développement et aux relations Nord-Sud. Toujours, j’ai aimé le voyage. Si je suis sur la terre, c’est pour la découvrir sous toutes ses coutures... Je couvre désormais le tourisme pour plusieurs médias. À la rencontre de l’autre – et de soi-mêmeToutes ces activités, cette passion du terrain – qu’il s’agisse d’un désert du bout du monde ou du salon de l’interviewé – tournent autour d’un mot-clé : la rencontre. Elle résume mon triangle journalistique : recherche, compréhension, transmission. Rencontre avec ceux qui sont le sujet de mon investigation. Rencontre avec moi-même lorsque je cherche à comprendre puis à traduire ce que j’ai vécu et partagé. Rencontre, enfin, avec le lecteur qui est le réceptacle de mon engagement, à qui je transmets un message, subliminal sans doute, pas toujours conscient, mais que je sens à travers les mots, les descriptions, les témoignages.Autre mot-clé : témoignage. J’ai rencontré des stars, des princes et une foule d’anonymes. Tous, et pas toujours ceux qu’on pense, avaient quelque chose à transmettre. Pour tous, j’ai joué le rôle du témoin. Autant j’ai un immense plaisir à lire de la fiction, autant je dois me nourrir de la réalité – d’une réalité – pour écrire. L‘écriture est alors directement reliée à mon cortex et à mon âme – ou à mon cœur, peu importe comment on appelle cet impalpable filtre de nos vies. Chez Clepsydre, je trouve une autre occasion d’assouvir ma passion de la rencontre. J’apprends toujours quelque chose de mes interlocuteurs et j’aime cet entrelacs de faits historiques et d’émotions intimes, la petite histoire qui nourrit ou révèle l’autre, avec un grand H. L’exercice requis m’impose plus qu’ailleurs la rigueur de la transmission et du respect de la pensée – puisque l’acteur est ici le premier lecteur. Le travail lance aussi le défi de bien mettre en scène – voire de rendre exceptionnelles ? – des vies parfois anodines. L’écriture devient alors un véritable outil, qui sert à combler les vides – pudiques ou réels, cela arrive. L’exercice n’est jamais vain. Car chacun est unique.Françoise Osteaux![]() Romaniste de formation, j’ai enseigné avec une réelle passion la langue et la littérature françaises pendant près de vingt ans, dans l’enseignement secondaire supérieur (Ville de Bruxelles) et à l’université (ULB). C’est ensuite le hasard qui m’a fait changer de chemin : une collègue m’a proposé d’ouvrir une librairie. Une manière pour moi d’apprivoiser les livres autrement, d’en parler non plus à des élèves mais à des clients potentiels… Enthousiaste, j’ai donc accepté la proposition. Mais l’aventure s’est arrêtée au bout de quelques semaines. À ce moment, plusieurs personnes m’ont dit : Tu parles de bouquins à longueur de journée, pourquoi ne pas y participer ? Et ce qui, quelque temps auparavant, m’aurait semblé inconcevable, s’est peu à peu mis en place : on m’a demandé de relire des textes, j’ai joué les conseillers littéraires pour une maison d’édition puis, d’expérience en expérience, de client en client, j’en suis venue à ne plus faire que cela à plein temps, comme indépendante. Outre mon travail dans le domaine de l’édition, j’ai assuré des années durant le poste de rédactrice en chef du magazine Arte news, un mensuel belge consacré à l’actualité des arts : il s’agissait d’en coordonner les sommaires, animer l’équipe éditoriale et chapeauter la rédaction des articles. Je participais aussi à la conception d’expositions temporaires – au Cinquantenaire, au Botanique ou encore à la Porte de Hal. Enfin, nous avons aussi tenté de lancer un tout nouveau Théâtre Magazine, mais l’aventure s’est hélas arrêtée plus tôt que prévu… Des témoignages souvent riches et chargés d’émotionChez Clepsydre, parmi les témoignages que j’ai recueillis, deux m’ont particulièrement touchée, ceux de personnes juives qui avaient été des enfants cachés pendant la guerre. Mais si leur expérience avait des points communs, leur histoire et leur réflexion n’avaient rien de similaire. La première était une dame réservée, absolument convaincue que ce qu’elle avait à raconter n’intéressait personne. C’est son entourage qui l’avait persuadée de faire le livre, mais elle est restée sceptique pendant toute la durée du travail. Et elle avait toutes les peines du monde à se confier. Quelquefois, de ces points de suspension, j’ai pu rédiger une page d’émotions, dire sa peur ou les sensations indicibles qu’elle éprouvait au rappel de ses souvenirs. La vraie récompense a ensuite été qu’elle me déclare : Je ne vous avais rien dit, mais vous avez tout compris ! Un joli moment… Le second était un intellectuel érudit, qui avait étudié la Shoah sous ses aspects historiques, philosophiques, religieux… Lui m’a confié que, sans le livre, il ne se serait jamais autorisé à avouer qu’il avait eu peur. Cela avait été pour lui une sorte de catharsis. Quoi qu’il en soit, l’expérience est riche. Pour ceux qui la racontent, mais aussi pour moi, qui découvre de la fragilité derrière la carapace du savoir et de l’érudition. Entendre – et pas seulement écouter – de tels récits fait entrevoir son petit monde d’un autre œil. Mais tous les témoignages ne sont pas de cet ordre. Ceux qui marquent sont le fait de personnes qui, soit ont un sens critique aiguisé, soit s’autorisent à être sincères, à laisser tomber les masques. Quand ce n’est pas le cas, l’expérience se limite à un exercice de style, à de la pure technique. L’occasion pour moi de manipuler le matériau qui m’importe : le langage. Si j’étais un vrai écrivain, je le ferais sans ces témoignages. Ce n’est pas le cas : j’ai besoin d’un incitant. En fait, répondre à une commande est un prétexte à écrire. Et quand je me trouve face aux mots, c’est du pur bonheur ! Valérie JacobéusTravailler pour Clepsydre me garantit la liberté nécessaire dans l'organisation personnelle de mon temps. La flexibilité de cette activité, grâce à laquelle je peux me consacrer à l'étude – en autodidacte ou en élève libre – me permet de diversifier constamment mes centres d'intérêt. Cet aspect constitue pour moi une priorité, tout comme l'exercice d'une profession originale, faisant appel à l'imagination et correspondant bien à ma formation et à mon tempérament. J'ai toujours aimé l'écriture et pouvoir pratiquer cette occupation dans le cadre d'une activité professionnelle représente pour moi un privilège. Plus qu'à l'expérience ou au parcours de ceux dont je relate la vie, je m'intéresse particulièrement à leurs caractère, idées et valeurs. J'essaie d’en faire le fil conducteur du récit tout en recherchant une manière particulière de présenter l'histoire et d'aborder les personnages. Et je constate avec plaisir que je bénéficie d’une assez grande liberté lorsque je reconstruis et mets en scène leur histoire, ce qui rend mon travail très créatif.Daniel Kunstler I am a person of many places. I was born in New York, raised in early childhood in its northern suburbs, moved to Antwerp and then Brussels in Belgium. I took degrees at the Université Libre de Bruxelles, first in Economics, then in History of Art and Musicology.
I had a full and varied career in finance at JP Morgan that lasted nearly a quarter of a century. It took me from Europe to New York and San Francisco, where I have lived since 1990. The finance profession spanned many disciplines from corporate lending to investment banking and finally equity research where I could write to my heart’s content, while testing the edges of Wall Street’s tolerance for literary élan. It fulfills me: that is why I writeIf I had to choose a single word to capture the sum total of my life’s objectives, the word I would pick is ‘fulfillment’. That is why I write. Other things fulfill me as well, from my family’s welfare, to lasting friendships, justice served and all the other items of existence that make us greet each morning with hope. But writing occupies its own niche, the place I go to rekindle events, joys and sorrows, remember people, explore, analyze, argue, imagine and in the end craft a story worth telling.I have now left the corporate world to pursue a sense of purpose and move closer to that ideal of fulfillment. I have taught finance to undergraduates and graduates. I chair a nonprofit organization involved in youth media literacy. And I write. I have completed a novel set between 1896 and 1942 about a family cast adrift in the history of the times emotionally, geographically and materially. There are other stories in the making, and so much to share. Maud PirotteAprès une licence en Communication appliquée (IHECS) et quelques mois passés au Pérou dans le cadre de mon mémoire de fin d’études, j’ai accumulé diverses expériences professionnelles. En 1999, je me suis lancée comme rédactrice et journaliste, d’abord pour des magazines d’entreprise, puis également pour la presse grand public et spécialisée. Mes domaines de prédilection : les portraits, l’éducation et le monde de l’entreprise. Source d’enseignementsCe qui me séduit chez Clepsydre ? Les rencontres, au cours desquelles la personne interviewée déroule peu à peu le fil de son existence. Remontée dans le temps – avec ses hésitations et tâtonnements –, remise en contexte, recherche du détail révélateur, choix des anecdotes les plus représentatives, enfin – parfois – consultation de documents anciens. Une activité aux allures d’investigation fascinante mais surtout enrichissante, car elle me permet aussi de recevoir expérience, souvenirs – doux ou pénibles – et émotions multiples. Une véritable mine, dès lors que je me plais à plonger dans le passé, non par nostalgie mais pour y trouver quelque enseignement. J’y découvre aussi combien les empreintes de la « grande histoire » se sont imprimées sur ces parcours personnels. Et puis, chaque ouvrage constitue une expérience rédactionnelle unique – récit chronologique d’une vie, compte rendu généalogique d’une famille... – et un nouveau défi : rendre le récit captivant, tout en exprimant au plus juste la vérité de celui ou celle qui témoigne. Luce Cadranel![]() Après une licence en Sciences économiques à l’ULB, la carrière de Luce Cadranel s’est déroulée dans la promotion de services aux entreprises de toutes tailles et sur le plan international. Cela a développé sa capacité d’écoute, aiguisé sa curiosité et l’a confortée dans l’idée que les différences culturelles constituent un véritable enrichissement. Elle a accompagné Clepsydre à ses tout débuts et, depuis peu, a rejoint l’équipe à nouveau. « Mes parents sont nés en Turquie, ils ont vécu leur jeunesse dans l’île de Rhodes et, hasard du sort, n’ont jamais eu l’opportunité de se fixer très longtemps dans un même pays. Ancrés dans le présent, ils ne faisaient pas étalage de leur parcours de vie. Si, quand nous les interrogions, un tableau tantôt pittoresque, tantôt rocambolesque se dressait devant nous, des pans entiers de leur histoire nous échappaient. Avec la contribution de leurs petits-enfants, nous avons pu reconstituer en famille leur histoire. Deux ans plus tard naissaient les éditions Clepsydre… » Les interviews : des moments privilégiés« Tout en levant ensemble le voile sur son histoire, nous tissons des liens, l’auteur et moi. Je ris avec lui de ses bêtises d’enfant, je compatis aux souffrances qu’il a connues, je chemine avec lui dans les méandres de ses pensées. Et petit à petit, un passé et une personnalité habillent l’inconnu qu’il était pour moi. Plus tard, alors qu'il m'est devenu si intime, j’essaie de revivre dans le silence de mon bureau ses souvenirs comme s’ils étaient les miens. Mes doigts courent alors sur le clavier et le texte peut enfin prendre forme. Une nouvelle phase commence, celle de la création, excitante, mais il faut veiller à rester fidèle à l’auteur : il s’agit de son livre. » Laurence Verwee![]() De Clepsydre à SherazadeEn 2002, en partenariat avec Clepsydre, Laurence Verwee lance dans la partie néerlandophone du pays une formule équivalente, sous le nom de Sherazade. Le premier ouvrage, Kwaliteit als paradigma, réalisé pour le compte du Vlaams Centrum voor Kwaliteitszorg, et auquel contribuèrent des personnalités néerlandophones de premier plan ( Karel Vinck, Yvan Vanden Berghe, Jef Geeraerts, Etienne Vermeersch, Gérard Bodifée et Marc Clockaerts) fut présenté aux milieux politiques et économiques flamands dans l’enceinte du Parlement flamand en septembre 2003. Avant de se lancer dans cette aventure, Laurence Verwee avait créé son propre magazine. Van Impuls naar Sherazade"Van kindsaf gold ik in gezin en familie als de grote vraagstaart. Ik wilde altijd al het grote en kleine verhaal achter iedere mens kennen. Hun levens boeiden me mateloos. Mijn latere journalistieke, communicatieve en filosofische vorming hielpen me verder deze interesses uitbouwen. Later startte ik mijn eigen tijdschrift Impuls op (na vele jaren bij verschillende uitgevers te hebben gewerkt), dat me de kans bood nieuwe mensen te ontmoeten en te interviewen. Tot ik in 2002 mijn tijdschrift verkocht om mijn grote droom te verwezenlijken: een eigen boekenuitgeverij. Sherazade was geboren, volgens het model van Clepsydre. De uitbouw gebeurde niet van vandaag op morgen, en ik bleef dan ook voor andere media interviewen, wat me telkens de kans bood nieuwe werelden te ontdekken. Inmiddels ben ik ruim 25 jaar actief in de journalistiek en de bedrijfswereld. Precies op het snijpunt van communicatie, informatie en organisatie bevinden zich mijn voornaamste vaardigheden. Met een ware passie voor interviews stel ik vragen in alle media, van televisie tot tijdschriften en boeken. Nu de uitgeverij goed draait spreekt het vanzelf dat ik zelf alle klantencontacten onderhoud alsook alle interviews afneem, en dit zowel in het Nederlands, in het Engels als in het Frans." |