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Raphaël Meulders

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Mina Oualdlhadj était invitée ce samedi à la Foire du livre pour débattre sur la condition des femmes. L'écrivain y a présenté son premier roman "Ti t'appelles Aïcha, pas Jouzifine !" Un récit drôle et émouvant sur l'identité culturelle.

"Foutez-moi la paix, tous les deux ! Oubliez-moi ! Enterrez-moi !". Le livre de Mina Oualdlhadj s'ouvre sur une grosse colère... Celle de Tamimount (en berbère, "celle qui a de la chance") envers ses parents, immigrés marocains de la "1ère génération", en total décalage avec leur fille née à Bruxelles. Le genre d'excès physiques et verbaux qui restent longtemps gravés dans les mémoires, mais dont on regrette très souvent l'ampleur. "C'est pourtant une colère qui au fur et à mesure du livre va s'atténuer", explique l'auteure dont l'ouvrage cadre au mieux avec le thème de cette 38e foire du livre, "les mots en... colère".

Au milieu des stars littéraires telles Amélie Nothomb ou Eric-Emmanuel Schmitt, Mina Oualdlhadj, petit bout de femme énergique, semble un peu perdue dans les dédales de cette Mecque du bouquin. C'est que cette responsable de crèches à Schaerbeek ne s'attendait pas à un tel succès pour son 1er roman intitulé "Ti t'appelles Aïcha, pas Jouzifine !". "Ecrire, c'est une passion depuis toujours", évoque la jeune quarantenaire, licenciée en langue et littératures française. "C'est même un exutoire. Il y a deux ans, je me suis lancée dans cette histoire". Devant les premiers échos positifs de son entourage, elle décide de tenter sa chance. "Via Internet, je suis tombé sur les éditions Clepsydre qui se sont montrées enthousiastes". Le rêve peut commencer.

En collaboration avec l'humoriste Sam Touzani et après de "vives discussions", elle peaufine son récit. Choc entre deux mondes, séparés par une mer et un gouffre culturel, l'histoire évoque deux destins parallèles qui finissent par se croiser. Aïcha est née au Maroc et a débarqué à Bruxelles à 11 ans, tandis que Tamimount (Mimi, pour les intimes) est née dans le "gris belge", de parents marocains. Mais c'est la première qui s'en sort le mieux. Mariée, deux enfants, Aïcha a appris à survivre au déchirement de son enfance et de son pays d'origine. Mimi est plus mal dans sa peau. Tiraillée entre deux cultures, elle a du mal à trouver sa place et son identité. C'est une "Zoufri", selon ses parents qui craignent le pire : qu'elle termine jeune fille ! Racisme, révolte, incompréhension et réconciliation sont évoqués avec humour dans ce livre qui "colle" parfaitement avec le parcours de Mina. "Mais ce n'est pas une autobiographie , se défend-elle. "Je me suis plutôt inspirée de plusieurs personnages rencontrés et dont inconsciemment j'ai enregistré les paroles . Dans ce tiraillement identitaire, le chemin de chacun est plus ou moins long vers la réconciliation ..." Mina Oualdlhadj semble elle l'avoir rencontrée. La magie de l'écriture n'y est sans doute pas étrangère... (10-03-2008)

La Libre (La Libre entreprise)
Monique Baus

La Libre (La Libre entreprise)

A propos du livre d'Eddy Meeùs: « Dans le parcours d'Eddy Meeùs, la succession du chaud et du froid aurait eu de quoi couper le souffle à d'autres ! (...)

(...) les émeutes et les doutes entrecoupés de faillites ou prises de responsabilités conduisent au rachat de 4400 hectares de plantations (...), et l'insécurité grandissante à la séparation familiale (femme et enfants rentrant en Belgique, dans le Brabant wallon). Fort d'une expérience peu commune, le professionnel rentre lui aussi au pays en 1970 (...). » (Novembre 2003)

La Libre Belgique
Sabine Verhest

La Libre Belgique
A propos de 48 - Mémoires magyars : " Voilà une manière originale d'aborder l'histoire de la Hongrie ! " (...) dans son ensemble, l'ouvrage dépasse l'intérêt purement familial. Et l'éditeur, en décidant de le diffuser plus largement, a eu une excellente idée." (Août 1999)

La Libre Belgique
(La Libre Entreprise)

La Libre Belgique

"Vie des affaires. Archives - Pour que les entreprises ne perdent pas leur mémoire. Racontez, on vous l'écrira.

Aux Etats-Unis, la vogue des public historians ne date pas d'hier. Chez nous, où elle n'a pas encore réellement pris racine, une jeune initiative d'édition, baptisée Clepsydre (...) propose le même service aux particuliers comme aux entreprises (...) Les ouvrages (...) peuvent, à coup sûr, apporter une contribution estimable à la culture de la maison et au sentiment d'appartenance. (...) Les éléments recueillis - lors des interviews - peuvent (...) avoir une valeur complémentaire à celle des archives ... en dehors de leur valeur sentimentale qui, elle, ne se mesure pas."(23-11-96)

La Libre Belgique
Eric de Bellefroid

La Libre Belgique
"Laissez-vous écrire le roman de votre vie

Quand on sait, par ces temps de communication moderne, combien affligeante est l'ignorance des jeunes pour l'histoire de leurs aïeux, on concédera volontiers qu'une vie vaut toujours la peine de laisser des marques."(28-04-95)